lundi 9 mai 2011

Michelle Martin libérée : une victoire de l'injustice !


La nouvelle a eu l'effet d'une bombe auprès de la population mais surtout au sein des familles des victimes, la demande de libération conditionnelle de Michelle Martin a reçu un avis favorable. Il reste cependant à poser diverses conditions et à voir cet avis positif aboutir, au grand dam de la population, écœurée par tant d'injustice.

Pour rappel, Michelle Martin, désormais ex-femme de Marc Dutroux a été reconnue coupable d'enlèvements d'enfants, de séquestration, complicité et de non-assistance à personne en danger. Le tribunal d'Arlon l'a condamnée à
30ans ferme de réclusion en 2004.
Cependant, ce lundi 9 mai 2011, Michelle Martin a, pour la quatrième fois, émis une demande de libération conditionnelle qui a cette fois reçu un avis positif. Les éloges à son égard de la part de ses avocats et de la directrice de la prison où elle est incarcérée ont séduits le juge qui a accepté la demande de libération tout en posant diverses conditions.

Je suis évidemment contre cette libération. Et après avoir essuyé critiques et insultes sur Twitter et
Facebook par rapport à ma position, je tiens à m'expliquer clairement ici.

Tout d'abord, je pense aux familles, aux parents de Julie, Mélissa, Ann, Efje, Sabine et Laetitia qui s'étaient avouées plutôt satisfaites au terme du procès. Ces familles viennent de recevoir un nouveau coup de poignard et viennent de perdre toute la confiance qu'ils avaient en la justice. Comment vont-ils accepter qu'il soit possible de croiser en rue un des bourreaux de leurs enfants ? À quoi cela sert-il de condamner un criminel si on sait qu'il ne purgera pas toute sa peine ?
Notre système touche le fond.

Deuxièmement, je voudrais parler des célèbres "Droits de l'Homme" que beaucoup n'ont pas manqué d'invoquer dans leurs remarques. Je pense que ces droits ne doivent pas être octroyés à des criminels qui ont bafoués ceux de leurs victimes. Je ne souhaite cependant pas la mort de Mme Martin, je voudrais simplement qu'elle assume ses actes seule dans une cellule comme les autres et non meublée comme un studio au Zout.
Une fois dehors, le peuple l'assassinera, tôt ou tard et ce n'est pas souhaitable car trop facile.
Alors même si ces droits de l'Homme sont issus d'une déclaration universelle, il me semble important d'y instaurer deux vitesses, tout en restant humain avec les détenus, évidemment. Nous ne sommes plus en 40.

Ensuite, comme tout le monde, j'admet qu'elle reste avant tout un humain et qu'elle mérite un traitement décent. Nous ne devons pas nous abaisser à elle et devenir aussi monstrueux.

La justice a-t-elle pensé une seule seconde aux victimes, aux familles, aux proches ? Je ne pense pas.

Le peuple aussi est indigné, écœuré et gêné. Si notre propre système nous abandonne, pourquoi continuer à juger les criminels ?
Un groupe de déjà, 70.000 membres contre la libération de Michelle Martin est né ce lundi, preuve que les citoyens veulent être entendus, ils en ont marre d'être muselés.

Enfin, je profite de cet écrit pour annoncer que j'ai décidé de reprendre le combat que j'avais quelque peu mis de coté ces derniers mois. J'entends évidemment par là mon combat pour une rénovation profonde de notre système judiciaire avec en priorité, le vote d'une loi rendant toutes les peines incompressibles. J'ai appris que les députés MR, Denis Ducarme et MLD, Laurent Louis ont demandé l'ouverture d'un débat autour de la question.
Il me faut cependant trouver un parti qui acceptera d'appuyer mon combat et qui partage mon avis sur la question.

J'ai l'impression que la justice belge a choisi son camp, celui des criminels.

Je clôturerai par une citation qui est de moi et qui me semble juste : "Octroyer des droits à celui qui bafouent ceux d'autres n'est pas digne de l'intelligence humaine".

Je vous remercie,

Jérémy Van Benedenl

mardi 29 mars 2011

L’effet « cantonales bleu Marine » en France et en Belgique.

Revu, corrigé et augmenté suites aux nombreux avis reçus.
Merci à vous!

Marine Le Pen
Les cantonales françaises de ce chaud mois de mars ont été suivies de très près en Belgique et partout en Europe.
En effet, la montée inquiétante de l’extrême droite au sein de l’Union n’avait pas encore touché la France, du moins plus depuis l’élection présidentielle de 2002 qui opposait Jacques Chirac au ténor du parti extrémiste Jean-Marie Le Pen.
Maintenant c’est fait, le Front National, désormais emmené par Marine Le Pen dépasse les 11% en moyenne et s’était hissé au second tour dans près de la moitié des cantons, opposés au Parti Socialiste.

Voici quelques enseignements importants qui sautent aux yeux :

Tout d'abord, ce résultat est une gifle pour la majorité présidentielle UMP de Nicolas Sarkozy. Une campagne électorale 2008 pleine de promesses mais un mandat bardé d'échecs et d'inactivité a convaincu bon nombre d'électeurs attachés aux thèmes plus radicaux de s'en remettre au FN. Logique, vu le nombre de thèses que Sarkozy a « emprunté » au FN. Ils ne pourront être déçus puisque si Marine Le Pen devait abandonner ses thèmes de prédilections elle n'aurait plus rien à dire.
Il est clair, en effet, que nous ne pouvons pas, hélas, nier la véracité des constats dressés par le FN, notamment concernant l’état de la politique d’asile ou l’absence de précautions prises depuis la crise boursière de 2009. Mais peuvent-ils réellement apporter des solutions avec un discours qui dénonce mais ne propose rien de concret ?

Secundo, cette percée du Front National symbolise à elle seule la colère des français suite au mandat désastreux de Nicolas Sarkozy. Notons aussi que beaucoup de jeunes, facilement malléables, plus rebelles, rejoignent également les rangs frontistes pour se démarquer ou tout simplement manipulés par les discours liant immigration et absence d’emploi.

Le problème est bien plus compliqué et entraîne un dilemme cornélien parfois extrême. Les français n'ont pas changé mais lorsqu'ils se retrouvent dans l'isoloir, deux grandes questions se posent. Voter à gauche pour s'assurer un avenir social de qualité et accepter la politique d’ouverture (extrême ?) du PS ? Ou bien voter à droite pour régler les problèmes d'immigration, de sécurité et revoir l’identité nationale ? Sujets sensibles qui deviennent de plus en plus nécessaires pour la crédibilité du discours politique. Le citoyen moyen se sentant beaucoup plus attiré aujourd’hui par des promesses d’avenir prospère plutôt qu’un avenir tout simplement assuré.

Enfin, le passage de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle en 2012 serait peut-être "nécessaire" pour forcer un sursaut français. Seul hic : sa communication irréprochable et mesurée lui permet d'engranger des voix partout où elle passe. On ne peut pas lui reprocher cette qualité que beaucoup d'élus n'ont pas.

N'oublions pas qu'une percée significative du populisme dans l'une des plus grosses puissances mondiale ne fera qu'influencer les politiques étrangères. Cela se remarque déjà aux Pays-Bas (le PVV de Geert Wilders) , en Italie (La Ligue du Nord), en Autriche et même en Belgique où les nationalistes/populistes du nord (Vlaams Belang, LDD, N-VA) pèsent 50% des voix. Sans oublier que notre petit FN wallon passe de 1 à 6% dans le dernier sondage. En plus du retour de son électorat habituel, depuis l’implosion de l’éphémère Parti Populaire (PP), les remous de la vague bleu Marine ont sans doute atteint nos contrées et convaincu bon nombre de déçus de la droite en général. Tout ceci malgré l’absence de ténor pour représenter le parti qui se présente comme l’équivalent belge du FN français.
Alors, colère passagère ou sérieux avertissement ? Pour éviter toute imprudence, la réflexion est de mise.

Jérémy Van Beneden

lundi 28 mars 2011

Jour 289 - Progrès 0








Pas le temps de vous proposer un long article développé, la SNCB a précipité mon train train matinal.
Cependant, dressons un rapide bilan :

- Un pré-formateur
- Un informateur
- Deux conciliateurs
- Un réconciliateur
- Un autre informateur ...

7 négociateurs au départ, 9 aujourd'hui !

Les dossiers abordés : financement de Bruxelles, scission de différents portefeuilles, les gaufres,...

Dossiers oubliés : refinancement de la sécurité sociale, adaptation des mesures anti-crise, réflexion sur l'augmentation du prix des produits pétroliers et des céréales, réforme de la politique d'asile,...

Aujourd'hui, entre deux reportages sur le Japon et le déploiement militaire en Libye, on en oublierait presque que Wouter Beke poursuit ses rencontres dites bilatérales. En gros, sa mission consiste à rencontrer les différents négociateurs pour noter, à terme, dans son rapport qu'il va être difficile de concilier l'inconciliable.

De plus, le baromètre d'hier était très clair : on ne peut se passer de la N-VA (32%) ainsi que des propositions nationalistes en général étant donné que l'addition des partis séparatistes avoués (N-VA, VB, LDD) vaut 50% de l'électorat du nord, un flamand sur deux.

Il est temps de reconnaitre que la situation est des plus préoccupante et qu'il faut absolument traiter des sujets économiques et sociaux. Il faut se dire aussi que chaque sous compte, 11 millions pour des missiles largués sur des civils, c'est un peu cher.
Il faudrait d'abord reformer l'État avant de donner des leçons de démocratie à l'Orient.

Mon train est en retard, mon école perd 4% de sa subvention, mon grand père voit son loyer augmenter de 2% mais pas sa pension, on doit mesurer nos pleins d'essences, la "maison des jeunes" de mon village est devenue une mosquée. Ça ce sont des problèmes. Préoccupez-vous en !

"Et si nous partions éclairer devant ?" comme dirait Nicola Sirkis...

Jérémy Van Beneden

lundi 21 mars 2011

La Belgique entre en guerre mondiale.



Ça y est, la méga armée belge a quitté sa base d'entrainement en Grèce pour rejoindre la Libye où elle ira pilonner une contrée qui n'est pas la sienne. Nos 6 malheureux F-16 sont là pour anéantir le régime de M. Kadhafi, selon le Faucon De Crem.
Quelle force de frappe !

Serait la subite augmentation des cours pétroliers qui affole tant nos dirigeants ?
En fait, las de se faire la guerre elle-même, la Belgique moribonde s'en va faire la guerre hors de ses terres, main dans la main avec l'OTAN.
Quelle impressionnante organisation que l'OTAN, nouvel exemple de bêtise humaine, crédibilisant davantage la thèse selon laquelle l'Homme est né pour haïr, tuer ses semblables, ses "différents", semer la peur.
Le Vatican en deviendrait presque angélique.

Cessons de nous mêler des affaires qui ne nous concernent pas. Le pétrole libyen ne représente que 2% de notre consommation, le discours islamiste radical de Kadhafi ne doit pas être combattu, il doit être ignoré.
L'Europe est maintenant condamné à vaincre sous peine de voir son beau continent envahi par les flammes mercenaires et terroristes de l'armée de Khadafi.
Notre pays n'a-t-il pas des problèmes plus importants plutôt que se mêler à un conflit qui n'est pas le sien ?

Nions les jérémiades d'un dictateur mentalement déséquilibré. On connait déjà, par expérience, ce qu'il arrive aux nations qui s'y frotte.

Et dire que cela fait 40ans que le monde l'accueille en héros, tel un nouveau prophète sauveur.
N'oublions pas que Kadhafi a dit très clairement en 2010 : "l'Islam doit devenir la religion de l'Europe". Et on connait aujourd'hui ses moyens de dialogue qui sont plus militaires que verbaux.

La Belgique s'est tirée une balle dans le pied. L'Europe s'est mis le doigt dans l'œil.

Jérémy Van Beneden


samedi 19 février 2011

Rediscutons un peu Social !

Ces derniers mois, le terme "social" a quasi disparu du vocabulaire des négociateurs ainsi que des médias. Certains reconnaissent même ne pas aimer ce mot car il renvoi à des acquis qui ne seraient pas mérités par tous..
Cependant, je pense que les socialistes comme les libéraux ou les démocrates chrétiens devraient réinsérer le social dans les négociations actuelles. Il ne faut pas oublier que la crise n'est pas tout à fait finie. Certains secteurs subissent actuellement l'onde de choc dû à cette crise financière sans précédent. J'entends évidemment par là le secteur ouvrier dont les exemples pleuvent pour illustrer le désastre actuel : faillites, délocalisations, licenciements et j'en passe. Les travailleurs sont-ils les responsables du cancer de leur entreprise ? Doivent-ils payer les erreurs commises par d'autres ? Je ne pense pas.
De plus, n'oublions pas que nous nous battons, et je participe à ce combat, contre le chômage. On insiste de plus en plus sur la (re)mise au travail des chômeurs. On aide les sans-emplois à retrouver le goût du travail. Comment retrouver ce goût, cette motivation ou cette passion si les travailleurs doivent se rendre au travail comme au gibet, craignant à tout moment que le couperet tombe ? Ce combat est donc plus compliqué que prévu.
Et ce sont pas les maigres indexations de salaires (étalées avec culot sur plus de 2 ans) qui vont soulager le pouvoir d'achat des chanceux travailleurs actuels.

Les grèves et différentes manifestations récentes sont fortement empreintes du ras-le-bol qui s'amplifie de plus en plus. Il ne faut plus se focaliser sur des dossiers communautaires nullement prioritaires.

Ce que je propose est simple, réfléchi et clair : réunissons les syndicats, les patrons et les ministres compétents pour rediscuter cet accord interprofessionnel donc le nom n'a jamais été aussi mal porté qu'aujourd'hui étant donné que cet accord n'en est pas un.

Donnons-nous les moyens au renouveau social !

Dans cette crise où chacun se retrouve, je ne peux plus me dire de gauche ou de droite. Je me sens un peu apolitique.

Jérémy Van Beneden

lundi 14 février 2011

Interview de Jérémy Van Beneden !

Voici mon interview réalisée par un Étudiant en journalisme :

Titre : Une relève assurée en politique.

Texte :

Il n'a que 18 ans mais déjà très actif en politique, militant du Parti Populaire jusque fin janvier, il continue aujourd'hui à partager sa passion via son blog politique, les "B.E.L Politi Nawards" qu'il co-préside avec un ami ainsi qu'au sein du mouvement SHAME qui va bientôt revenir au devant de la scène.

Entretien.

• M. Van Beneden, tout d'abord, d'où venez-vous ?

>Je suis né à Liège mais j'habite à Saint Trond depuis 5 ans. J'étudie cependant toujours à Liège en secondaire, je termine mes études secondaires avant de me diriger vers les sciences politiques et la communication.
Mon père est ouvrier et ma mère travaille dans la fonction publique.

• Ces origines ne vous ont pas influencé quant à votre place sur l'échiquier politique apparemment..

>Non, les gens pensent toujours que je flirte entre la gauche et le centre mais ce n'est pas le cas. Je suis un libéral décomplexé déçu par la gauche. En 60, par contre, j'aurai sûrement été syndicaliste, il fallait un réel changement.

• On a déjà entendu ça quelque part... Vous avez longtemps été membre du Parti Populaire de l'avocat Modrikamen, qu'y faisiez-vous ?

> J'ai rejoins le PP en janvier 2010 car je ne me reconnaissais plus dans les discours tenus par le MR. Le PP est arrivé avec un discours plus ferme mais démocratique. Et l'occasion de m'investir en politique et de poser une pierre à l'édifice était là. Je me suis occupé d'un site regroupant les articles de presse, j'ai été membre de l'équipe 2.0 qui modérait les forums Facebook et Twitter. Enfin, j'étais responsable des jeunesses du parti en Province de Liège. Du boulot en perspective!

• Du boulot, une passion, pourquoi avoir présenté votre démission ?

> Contrairement à beaucoup, je ne suis pas parti en claquant la porte en jurant de me venger. Je suis certes parti déçu mais pas fâché. Le parti a pris des positions qui n'étaient pas les miennes sans parler des désordres internes qui nous ont secoué depuis le mois d'août. Tout ceci m'a rendu quasi infréquentable et m'a trop distrait de mes études. J'ai donc décidé de quitter cette belle aventure pour pouvoir me concentrer sur mes études et pouvoir m'investir localement, pour l'Open VLD dans ma commune, à Gingelom.

• Quelles études souhaitez-vous entreprendre après vos secondaires ?

> J'aimerais étudier les sciences politiques ainsi que la communication. Je n'ai pas forcément envie d'être au devant de la scène politique, un travail dans l'ombre me conviendrait très bien. J'entends par là un travail dans la communication pour un parti ou une "personnalité" politique.

• Tout en s'assumant de droite, donc..

> Exactement.

• Quelle est votre position par rapport à la crise actuelle ?

> Je n'ai pas de position réelle. Pour tout vous dire, je ne suis même pas content de voir entrer les libéraux dans l'arène. Mais si je dois vraiment me positionner je dirai simplement qu'il faut que la Belgique vive. Elle devra, à terme adopter le confédéralisme économique partiel tout en conservant l'unité nationale au sens symbolique en plus des portefeuilles "traditionnels" qui doivent rester fédéraux. J'entends par là la sécurité sociale, l'intérieur et les affaires étrangères. Je n'ai pas plus confiance en Di Rupo qu'en Bart De Wever. L'un l'autre se refusent au compromis. L'un pour la sécurité sociale, l'autre pour l'indépendance de la Flandre. Je les comprends, on abandonne pas son cheval de bataille !

• Quelle formule de négociations défendriez-vous ?

> Il est clair que la formule à 7 n'a pas fonctionné. Une formule sans la N-VA est inconcevable car on peut exclure les gagnants du scrutin.
Je pense donc qu'une négociations entre la N-VA, le CD&V, le MR, l'Open VLD et le CDH pourrait être envisageable. Le CDH jouerait un rôle de pivot, adaptant ses positions pour négocier des compromis tout en adoptant un défensive sociale pour ne pas laisser les ultras-libéraux monopoliser le débat avec le communautaire ou l'institutionnel. Il faut une profonde reforme de l'État, c'est certain mais ouvrons les débats à tous les sujets.

• Vous tenez également des propos très durs à l'égard de la politique d'immigration..

>En effet, la politique d'immigration actuelle est un échec total. Je ne parle même pas de la durée indécente des procédures d'octroi d'un visa. Ce que je trouve le plus aberrant aujourd'hui c'est qu'il n'y a plus de critères stricts à remplir en vue d'obtenir la nationalité belge.
Et si il y en a, ils ne sont que rarement respectés. Ce n'est qu'un problème parmi d'autres hélas.

• Mais avez-vous des propositions qui pourraient améliorer cette politique ?

> Bien sûr! Il faut que nous rétablissions des critères stricts, expliqués aux migrants dès leur arrivée sur le territoire. Ensuite, lorsqu'une demande de naturalisation est demandée, contrôlons si tous ces critères sont dûment respectés. Enfin, limitons le nombre d'arrivées. Comme l'a dit, non sans polémique , un député français, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. La Belgique peut déjà s'enorgueillir d'accueillir tous les migrants avec respect.

• Quels seraient vos critères de naturalisation ?

> 3 critères importants me semblent prioritaires.
Premièrement, et cela me semble évident, il faut parler une des 3 langues nationales, de préférence celle de la région où l'on habite.
Ensuite, vérifions si le migrant s'est déjà lancé à la recherche d'un emploi ou, si besoin, d'une formation quelconque en vue de l'apprentissage d'un métier.
Enfin, insistons sur l'intégration sociale de l'individu. Quels sont ses contacts avec nos concitoyens ? Respecte-t-il nos lois et nos coutumes ?

• Et s'ils ne répondent pas aux critères ?

> La nationalité belge ne sera pas accordée. Et pour les cas où le migrant aurait troublé l'ordre public via différents délits, il sera "reconduit aux frontières" et transitera vers son pays d'origine via un bus ou un vol passager.

• Vos différents écrits très tendancieux ne risquent-ils pas de compromettre votre neutralité quasi obligatoire à l'avenir?

> Il est vrai que ma couleur n'est plus un mystère aujourd'hui. Mais je pense qu'à l'avenir j'aborderai tous les sujets. J'ai pas mal de positions sociales proche de la gauche (que cette dernière a aujourd'hui abandonné). Et puis, si j'ai la chance un jour de travailler pour un parti libéral, ce sera moins important. On verra de quoi l'avenir sera fait.

• Un mot pour clôturer ?

> Je tiens à remercier les nombreuses personnes que j'ai rencontrées sur Twitter ces derniers mois. Journalistes, députés, férus de politique et j'en passe, j'apprécie beaucoup nos nombreux débats très intéressants et instructifs.

• Un joli clin d'œil à vos adversaires ainsi, merci, Jérémy Van Beneden.

> Il n'est de grand Homme sans grand adversaire.
Merci à vous !

Propos recueillis par A. L.

lundi 31 janvier 2011

Mini-interview de Jérémy Van Beneden pour SudPresse.



Voici la retranscription des quelques lignes qui m'ont été accordées par le groupe Sud Presse dans leur édition du jeudi 27 janvier 2011.

Titre
Shame : « Cela prouve que nous avions raison »

Texte :
« Ce n’est pas du tout ce que nous espérions avec la marche de dimanche. Mais cela prouve plus que jamais que nous avions raison. » Thomas Royberghs est l’un des organisateurs de la manif « Shame » qui a rencontré un beau succès dans les rues de Bruxelles.
Il est plus que dépité par la tournure des événements ? « Que l’on arrête ces gamineries : si des partis refusent le dialogue, on n’arrivera à rien », poursuit-il. « Le dialogue est obligatoire. Même s’ils ne sont pas d’accord sur leurs programmes respectifs, il faut un respect mutuel et ça manque. On repart de zéro. Tout ce que l’on a, c’est une feuille blanche. On leur avait pourtant donné une deuxième chance en secouant le cocotier, dimanche. »
Les organisateurs de Shame doivent maintenant faire le point et voir s’ils lanceront de nouvelles actions. « Si on continue, on ne saura pas préserver notre neutralité », conclut Thomas. « Comment pouvons-nous rester productifs et constructifs avec un dialogue ouvert et respectueux entre nous ? Beaucoup de gens voient en nous un espoir de dialogue et de réforme. Nous voulons aussi observer comment la situation va se décanter dans les prochains jours. »
De son côté, Jeremy Van Beneden est également allé marcher dimanche. Il a 18 ans et termine ses études secondaires. « Tout cela va encore plus lasser les citoyens. Les négociateurs pensent qu'ils ont tout leur temps vu que le gouvernement en affaires courantes possède de plus en plus de compétences. J’étais tout de même sceptique en allant manifester dimanche. Je ne pensais pas que cela allait avoir une influence sur les politiques. Je reste à disposition du mouvement SHAME pour de futures actions plus marquantes cette fois. » Jeremy a toutefois envie de continuer à rire « dans cette période pas drôle, il est vrai ». Il a ainsi lancé les B.E.L. Politi Nawards, un blog qui épingle les politiques en proposant aux internautes un sondage désopilant sur le meilleur du pire de la politique belge.


D. SW. - revu & augmenté par J. VB.

Source : SudPresse

Révolutions Topiques.



Je ne peux que saluer le courage des peuples tunisiens et égyptiens. Ces deux révolutions visants à renverser le régime en place vont, je l'espère, améliorer le quotidien de ces deux populations.

Je profite donc de ces deux événements majeurs pour réitérer un discours que je tiens depuis des mois autour de moi. Discours qui m'a valu d'être taxé de fascisme (?!) et de racisme par nombre de personnes ne mesurant, elles-mêmes, pas le poids historique de ces mots. Preuve d'une immaturité profonde et peut-être incurable.
Je pense qu'il faut encourager ces révolutions. Et je dis non aux révolutions pacifiques et sans intérêt. Il faut marquer l'opinion mondial, mettre en exergue le mécontentement, l'envie de changement.
En effet, un important pourcentage d'immigrés en Europe sont étiquetés "réfugiés politiques", c'est à dire, individus ayant quitté leur pays dans le but de fuir le système répressif ou anti-démocratique de leur pays natal.
Imaginez donc un instant si les tunisiens et égyptiens avaient quittés, par dizaines de milliers, leur pays pour rejoindre un pays européen comme la France, l'Allemagne ou la Belgique. Je n'ose même pas faire le calcul du coût de l'accueil de ces personnes. Sans parler du manque de place croissant pour les loger.

Ces deux peuples n'ont pas voulu fuir, ils aiment leur pays. Ils savent que leur pays a un avenir, peut prospérer moyennant un changement à la tête.
Leur seule arme, la rue ! Des paroles de gauche ? Non! Des paroles de bon sens !

Regardez la Tunisie, la dictature a fui, des promesses de changement ont été prononcées, le peuple retrouve petit à petit ses droits. Des droits dont jamais il n'aurait vu la couleur en fuyant.
Certes il y a eu des morts, c'est triste mais apparemment nécessaire pour secouer le cocotier. Citez-moi une révolution historiquement marquante qui n'a pas connu une seule victime? Il n'y en a aucune.
Et il ne faut pas chercher très loin pour citer un exemple de révolution sociale : les grèves de 60 en Belgique ont connus leurs doses de violences et leurs victimes. Le résultat est pourtant là : une sécurité sociale citée en exemple dans le monde entier. Elle est aujourd'hui gérée de manière absurde et irresponsable, mais ce débat est autre.

Soit, je réitère mon soutien aux populations tunisiennes et égyptiennes dans leur lutte pour les droits civiques et sociaux.
Quel que soit le résultat, même si nous l'espérons tous victorieux, soyez fiers de ce combat. Les plus grandes nations se sont construites au fil de longues luttes, les vôtres suivent cette voie des plus honorable.

En avant pour une nation plus forte.

Jérémy Van Beneden


dimanche 30 janvier 2011

Le cercle des 7 négociateurs disparus ou Pourquoi tout a explosé.


Les événements de cette semaine n'ont jamais été aussi clairs, cruciaux et alarmants quant à la profondeur de la crise politique et à l'avenir du pays.

Je ne parle évidemment pas de l'hémorragie mortelle au Parti Populaire ou la retraite forcée de notre Justine. J'entends évidemment par là, la démission - acceptée - du conciliateur Royal, Johan Vande Lanotte. Sa note rejetée, son job de rassembleur n'ayant eu aucun effet positif, il rend son tablier et cède sa place à qui veut la prendre, à qui sera nommé. Si quelqu'un est nommé.
Hé oui, cela se murmure déjà à demi-mot, après le médiateur, explorateur, pré-formateur, les médiateurs et le conciliateur, c'est peut être bien l'électeur qui sera amené à s'exprimer. La méthode ne sera pas critiquée ici, d'autres articles l'analyseront en profondeur.
Les urnes, justement, on commence à en avoir l'habitude. C'est une fois par an et on s'en lasse déjà. Faut dire qu'au final on n'en retire rien, les mêmes de retrouveront autour de la table.
Je ne m'étale pas non plus sur le coût (trop?) important des campagnes électorales, puisé dans les dotations elles-mêmes issues du portefeuille citoyen...

Alors, pour en revenir au sujet annoncé, pourquoi la version dite "à 7" n'a pas fonctionné ? Pourquoi M. Vande Lanotte n'a-t-il pas réussi à les rassembler autour d'une table malgré une note fort satisfaisante pour chacun ? Une première et importante raison me vient à l'esprit d'emblée.
Cette note, aussi complète soit-elle, ne pouvait pas satisfaire l'ensemble des partis autour de la table. L'explication est simple : chacun y a trouvé un point ou deux "acceptable" mais le reste leur était irrecevable. Qu'on soit de gauche ou de droite, on ne peut accepter une note dont la majorité nous répugne. On ne peut accepter cela comme une base de travail raisonnable.

Je pense qu'une formule de négociation doit conserver les mêmes couleurs politique ou, plus exactement, la même orientation. Je pense à une "alliance" PS-CDH-Ecolo-Groen!-CD&V-SPa ou bien MR-VLD-NVA-CDH-LDD (ce dernier en soutien).
Mais bon, j'admet que ces propositions resteront des rêves étant donné les alliance façon Secret Story nées entre certain style MR/NVA/CD&V...

Mesdames et messieurs les négociateurs, soyez enfin réalistes, il est évident, et ce, depuis le 13 juin qu'un accord avec la N-VA est impossible. Ils sont, certes, aptes à accepter de nombreux compromis mais jamais il ne lâcheront une seule virgule concernant la scission économique de l'État. Au même que le PS avec sa sécurité sociale, les nationalistes flamands ne peuvent pas abandonner leur thème principal, leur cheval de bataille ! Il est grand temps de repenser la formule et la méthode en n'oubliant pas que les partis de droite possèdent 89 sièges contre seulement 61 pour les partis de gauche et centre gauche. L'image d'une Belgique dite socialiste n'est donc plus à revendiquer ! Le citoyen a voté majoritairement à droite, respectons enfin son choix.

Je terminerai en invitant l'ensemble de la classe politique à s'exprimer en faveur d'une consultation populaire "sur des questions bien précises" comme le précisait Mme Onkelinx. Il est grand temps de rendre au citoyen un de ses droits les plus fondamentaux.
Quelles questions nous posons-nous ?
- Les bruxellois veulent-ils ou non que Bruxelles devienne une région à part entière ?
- Les belges sont-ils favorables à une scission de l'État ?
Puis, dans un autre registre tout aussi sensible mais essentiel :
- Faut-il revoir la politique d'asile et d'immigration en durcissant l'octroi de la nationalité ?
- Faut-il continuer à verser des astreintes aux réfugiés en attente de régularisation ?
- L'islamisation intégriste vous fait-elle peur?

Les résultats de ce questionnaire vont sans doute surprendre la classe politique entière qui favorise actuellement toutes ces dérives dont le laxisme porte atteinte à toutes les honorables personnes intégrées dans notre société.

Tous ces débats devraient être également abordé autour d'une table.

Le temps presse, n'oubliez pas vos promesses !

Jérémy Van Beneden


vendredi 14 janvier 2011

Marine Le Pen, assainissement du FN ou nouveau danger masqué ?




On la voit partout, des plateaux télé aux stations de radio en passant par les interviews dans la presse écrite, Marine Le Pen a su conquérir le cœur des médias ou plus modestement, un certain intérêt. Il est vrai qu'en matière de com', elle est quasi irréprochable. Plus sympathique que son père mais encore moins apte au compromis que lui.
Sa candidature à la présidence du Front National, dans le but de contrer Bruno Gollnisch qu'elle considère comme un "dur du parti, mais un démodé" l'occupe à plein temps. On en oublierait presque qu'elle est députée européenne, conseillère régionale et conseillère municipale.
Cependant, après lecture et relecture de ses nombreuses interviews dans lesquelles on sent une modération des propos, la candidate ne cache-t-elle pas un autre caractère, celui qu'elle aurait hérité de son père ? Les journalistes et analystes politiques ne parviennent pas à se mettre d'accord.
D'un coté le père qui qualifie l'occupation nazie de "pas si inhumaine" ou en minimisant le poids historique des chambres à gaz. De l'autre, la fille qui noue des liens avec la communauté juive (flirtant bien sûr avec les mouvements juifs d'extrême-droite) et qui concentre son travail européen sur les relations avec Israël. Que d'oppositions suspectes...
Un petit dérapage récent l'a peut-être trahie. Lors d'un discours récent face aux militants du parti elle a comparé les prières en rue avec une certaine occupation de territoire. Cynisme visant à draguer les plus extrêmes du parti ou dérapage incontrôlé, trahison de soi ? Nul n'en est certain.
Cependant, on remarque aussi une certaine réticence quand on lui demande de condamner les propos antisémites de son père. "Je n'ai pas la même vision que lui", rabâche-t-elle. Mais refuse de s'opposer directement à lui.

En bref, Marine Le Pen prend de l'ampleur. Marine Le Pen plaît à la foule, aux déçu de Sarkozy, aux médias,... Jusqu'où ira-t-elle ?
La France court-elle à nouveau un danger ? Les français ont déjà été prévenus une fois pourtant.

Même si, l'électrochoc médiatique que représenterait son accession au deuxième tour des présidentielles de 2012 permettrait peut-être de ressaisir Nicolas Sarkozy dont le grand projet de politique sécuritaire au karcher en avait séduit plus d'un à l'époque.

2012 : Le sursaut français. Cela pourrait être le titre d'un futur bouquin, affaire à suivre donc.

Jérémy Van Beneden

jeudi 30 décembre 2010

Soutien à la députée libérale Ann Brusseel


Avant de développer, une petite présentation de cette future grande dame s'impose.
Ann Brusseel, ostendaise d'origine, est une élue libérale du parlement flamand. Elle est membre du RAPPEL (Réseau d'action pour la promotion d'un État laïque) de Nadia Geerts. Au niveau familiale, on de souviendra que son arrière grand père a créé la mutualité libérale et sa grand mère à longtemps siégé au conseil communal pour le PVV.

Venant en au fait, j'ai lu récemment son interview dans le Vif/l'Express du 17 décembre au sujet de son entrée récente en politique ainsi que son avis au sujet du rapport des Assises de l'interculturalité. Ses propos m'ont plu, enfin une vraie libérale qui s'assume de droite et qui traduit parfaitement ma vision personnelle au sujet des problèmes d'immigration et religieux que connait notre pays.

"Le monde politique a peur de dire les choses", voici le constat qu'elle dresse d'emblée, en entrant en politique.
Selon elle, soit les politiciens jouissant des voix issues de l'immigration taisent ces sujets qui fâchent. De même pour les "petits" partis qui osent mettre le doigt sur ces problèmes mais qui sont très vite taxés d'intolérances voire de fascisme, quand on ne les accuse pas directement de mythomanie.
Elle pense qu'il est grand temps aujourd'hui de dénoncer ce repli sur soi, ce retour en arrière ou, selon moi, cet abandon de culture civilisée durement acquise.

Elle n'hésite-pas non plus à aborder le sujet tabou du moment, le rapport des Assises de l'interculturalité.
Pour rappel, je tiens tout d'abord à en relever quelques points totalement inacceptables.
-Création de lieux de prière sur le lieu de travail.
-L'obligation pour une femme musulmane d'être soignée par un médecin femme.
-Création de cantines Halal dans les écoles.
-Instauration d'horaires séparés de piscine pour les hommes et les femmes.
-Restauration d'hymen pratiquée en milieu médical et financé par la sécurité sociale.

La plupart de ces exemples prouvent, s'ils sont un jour appliqué au niveau législatif, que nous allons entamer un retour en arrière alors que nos grands parents se sont battus pour faire reculer l'emprise de la religion dans la sphère publique.
En ce qui concerne les soins en hôpitaux, le Parti Populaire est très clair sur la question : chaque citoyen, homme ou femme, à le droit d'être soigné par le meilleur médecin qui soit, quel que soit son sexe ou sa religion, cette dernière demeurant d'ordre privé et non public !
Ensuite, concernant la promotion de cantine purement halal ou "mixte", cela n'apporte rien de constructif et ne satisfera que la communauté musulmane. Si ce système de développe, chacun tentera d'imposer son régime alimentaire personnel. Je le dis clairement, cette proposition est des plus débile ! Aujourd'hui, les végétariens amènent leur nourriture préparée à la maison, les musulmans ont le droit d'apporter un repas dont la viande est certifiée halal, aucune cantine n'a jamais refusé de lui cuire, il y va de même pour la communauté juive et le régime kasher.

Enfin, concernant les horaires séparés dans les piscines, je rejoins entièrement les propos de Mme Brusseel, en quoi peuvent nuire les garçons ou les hommes à une jeune fille qui apprend à nager ? Ont-il acheter leur ticket pour la piscine dans un but de convoitise physique ? Pas du tout.

Ann Brusseel tient aussi à promouvoir des discussions à propos de ce que l'on appelle le "regroupement familial". Pour la citer une fois de plus, "comment le citoyen qui travaille énormément, dont les parents et grands-parents ont cotisé toute leur vie pour la sécurité sociale, vont-ils accepter que des étrangers bénéficient des mêmes droits qu'eux sans avoir jamais contribué à l'effort de solidarité ?" C'est ici que, selon elle, le politique a peur de dire les choses. Aucune étude chiffrée n'a été présentée à ce jour. Ses résultats seraient à coup sûr surprenants.
Elle veut défendre les préoccupation de chaque individu et non de groupes ou de couples. Il faut favoriser leur émancipation tout en les aidant à surmonter les difficultés économiques et sociales. Le Citoyen a son mot à dire au delà du "simple" droit de vote.

Elle résume le tout de manière courte mais suffisante et tellement véridique : "Les allochtones ne devraient pas revendiquer des droits différents, mais l'égalité. C'est ainsi que se créera un monde commun".

En Wallonie, il ne nous reste plus qu'à espérer que le probable futur président du MR, Charles Michel, respectera sa promesse de durcir le discours de son parti sur les questions d'immigration et d'intégration.
Ou bien de voir le Parti Populaire enfin bousculer cette fausse droite trompant l'électorat depuis pas mal d'années déjà. Ils ont toute ma confiance.

En avant pour la promotion d'un État laïc et pour la défense de tous les individus.

Jérémy Van Beneden

lundi 27 décembre 2010

Américanisme Thaï ou Abandon des acquis culturels de jadis.




Ceci n'est pas un coup de gueule.

Burger King, petit-déjeuner anglais, adulation du tourisme appauvrissant, européanisation de Bouddha, les exemples pleuvent pour argumenter sur l'abandon des traditions ici en Thaïlande, mon lieu de séjour pour une semaine.
Il est temps, je pense, de se rendre compte, de manière honnête et juste du danger qu'apporte le développement dans certains pays "en voie de".
En ces temps où acquis culturels et respect des coutumes sont des valeurs justement précieuses au yeux de nombreux esprits ouverts, certaines contrées, dans ce cas-ci asiatiques, n'hésitent pas à se laminer "grâce" à ce qu'on nous présente comme la merveilleuse machine commerciale américaine.

Avant toute chose, je tiens à préciser que j'écris ici en plein conscience de cette "civilisation" nécessaire, de l'acceptation du danger qu'engendre ce repli sur soi en même temps qu'un développement économique considérable et durable.
Je suis conscient de l'absence d'alternative en cette époque où le capitalisme asiatique est en constant développement, nécessaire pour s'installer confortablement dans les rouages de l'économie mondiale.
Je suis conscient et je soutiens que l'argent est le nerf de la guerre.
Cet écrit n'est qu'un constat, une présentation tristement réaliste du quotidien citoyen dans l'ancien Siam.

Je peux le dire sans retenue, le capitaliste respectueux que je suis est ici en colère.
Je passe une après-midi dans le centre de Patong, je négocie de bons prix pour des bracelets avec des commerçants locaux, je leur fait cadeau de ma monnaie en guise de pourboire, en remerciement de leur sourire constant et de leur accueil chaleureux. Jusque là, tout fut parfait.
Puis, après quelques pas, le regard perdu dans les superbes paysages montagneux dans le lointain, que vois-je ? Un énorme centre commercial "Carefour" remplis de boutiques attenante au magasin central. Je m'y "risque" (je m'étais promis de ne pas tomber dans le piège dudit américanisme ambiant) et je flâne de rayons en rayons. J'y retrouve mes bracelets et bon nombre d'autres objets observés en rue. Leur prix était 3 à 4 fois moins cher. Le bracelet à 200 baht (+/-5€) ici vendu à 50 baht (+/-1,20€).
Je pose donc le question, comment le pauvre petit commerçant peut-il survivre avec un tel monstre commercial lui faisant ombre ? C'est à pleurer.
Malgré le dépaysement, je me sentais mieux au sein d'un bidonville sale mais honnête.
Ceci est un exemple plus que flagrant mais pas élogieux du tout du danger de la civilisation massive et brutale en cette contrée dont 90% de ses citoyens vivent très largement en dessous du seuil de pauvreté.

Autre constat relatif plus particulièrement à l'abandon d'acquis et de culture. Il s'agit de la disparition "petit à petit" des temples bouddhistes, des mosquées qui voient des commerces de souvenirs pousser en leur sein, effacement de toute marque de soutien envers leur souverain et son épouse, et j'en passe.
Comme nous la savons, les thaïlandais, via leurs temples ou leurs monuments, adorent leurs dieux en multipliant les offrandes florales qu'ils déposent au pied de ces monuments. Tout comme ils marquent régulièrement leur soutien ainsi que leur entière dévotion envers le souverain qu'il adulent. Il me tarde de me renseigner à son sujet.
Donc, que se passe-t-il ? L'afflux de touristes engendrant le développement massif des commerces entraine aussi la disparition de ces monuments qui n'intéressent plus la nouvelle génération de touristes, selon les responsables touristiques locaux... Autre argument ? Ces monuments et lieux de cultes prennent trop de place... Mais où va-t-on ?
Rien que sur l'île de Phuket, le nombre de temples, mosquées et autres réunis a diminué de 45% en 20 ans.
En ce qui concerne la politique, il ne faut pas leur en parler. Pas par dégout de leur part mais plutôt par une absence totale et compréhensive d'intérêt pour ladite politique. Ce n'est pas là qu'il faut se promener avec son calicot et prôner un changement, tout ce qui compte à leurs yeux, de la gauche à la droite, c'est que leur maigre salaire leur soit versé et leur job assuré.
La tentative de prise de pouvoir par les Chemises Rouges ? "Cela ne concerne pas les îles et tous les sites touristiques " dixit un employé de l'hôtel. Je les comprends, ils ont d'autres soucis majeurs. Je rappelle que le salaire moyen d'un thaïlandais est de 6000 baht ( +/- 150€) par mois.

Je vous ai décris ici quelques constats que j'ai fait tout au long de mon séjour tout en questionnant de temps à autres des natifs du pays. Si d'autres questions au sujet de ce magnifique pays vous occupent, n'hésitez-pas à me les poser, j'y répondrai avec plaisir, dans la mesure de mes connaissances.

Jérémy Van Beneden

lundi 6 décembre 2010

Bienvenue en Absurdistan.


Il n'est nul besoin de le rappeler, notre pays a subit de plein fouet des inondations, conséquence des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le territoire voici quelques semaines. Les province du Hainaut et de Brabant Wallon étant les plus touchées.

Malgré ces événements tragiques, je me sens obliger de titiller votre fibre critique et humoristique avec un soupçon d'ironie.
Je remercie d'avance la rédaction de RTL-TVI de m'avoir soigneusement présenté sur un plateau, ces faits absurdes.

Le lundi suivant les inondations, nous avons pu visionner, non sans désolation, huit reportages dont les images témoignaient mieux que cent discours de l'importance des dégâts causés par les crues. Des ménages dont le rez-de-chaussé était entièrement anéanti, dont les finances étaient à sec et dont le quotidien a été complètement bouleversé en l'espace de quelques heures ont laissés les journalistes filmer leur intérieur. Ces images ne nous ont pas laissé indifférent, jamais nous n'aurions cru qu'une telle crue pourrait naitre chez nous, jamais nous n'aurions cru que tant de misère pourrait s'abattre chez nous.

Alors, outre le fait que la délégation gouvernementale belge était plus importance à Cancun, au sommet sur le Climat, qu'à Tubize et outre le fait que l'État ne versera pas un centime (le fait que cette catastrophe soit reconnue comme calamité naturelle ne signifie pas qu'un dédommagement sera prélevé dans le fond des calamités, surtout en pleine crise politique et financière).
Je tiens tout de même à féliciter, non sans ironie bien sûr, le gouvernement en affaires courantes qui a, le jour de la fête du Roi, fièrement présenté un chèque de 50.000,00€ dont le montant a été obtenu grâce à des enfants et ce, au profit de l'Unicef. Le porte-parole de cette dernière n'a pas masqué sa joie devant les caméras, promettant la construction d'une école en Palestine (je ne m'épancherai pas sur le conflit israélo-palestinien auquel la communauté internationale essaie de mettre un terme en favorisant la Palestine et accablant Israël de tous les maux).
Je me demande, honnêtement, si il était opportun d'annoncer si fièrement ce don humanitaire juste après une bonne demi heure de reportages expliquant que les victimes des inondations ne seraient pas indemnisées avant un temps certain.
Je me demande si ce cheque n'aurait pas pu être versé, de manière symbolique (il est certain que 50.000,00€ est clairement insuffisant vu le nombre de sinistrés) dans un fond créé spécialement à cet effet.

Certes, il faut aider les pays ravagés par la guerre, la misère et le climat car c'est notre devoir en tant qu'humains dignes et respectueux de venir en aide à ces nombreux nécessiteux de par le monde. Nous pouvons nous enorgueillir de l'avoir toujours fait par le passé sans jamais rechigner.
Mais lorsque la météo se déchaine sur notre territoire, à 10km de Bruxelles, Capitale de l'Europe, ne doit-on pas d'abord venir en aide à nos propres concitoyens ? Le politique les aurait-il oubliés ? Les aurait-il abandonnés, une fois de plus ?

Voici peut-être, justement, un autre exemple de question à poser lors d'un référendum : "À votre avis, faut-il revoir les priorités gouvernementales en matière d'aide aux sinistrés ? L'aide intérieure doit-elle redevenir prioritaire ? Oui - Non ".

Citoyennes, citoyens, il est temps de réagir.

Jérémy Van Beneden.


samedi 27 novembre 2010

Le Maroc fête Noël à Bruxelles : Intégration ou incompréhension ?



En ces périodes de fête, les marchés de Noël poussent un petit peu partout dans notre pays. Et certains invitent un pays étranger pour qu'il puisse partager avec nous sa culture culinaire, ses traditions diverses, etc.

Arrêtons-nous quelques instants sur le principal marché de Noël belge, celui de notre belle capitale, Bruxelles.
Ce dernier a décidé de mettre à l'honneur le Maroc et plus précisément, sa richesse culinaire.
N'oublions pas une chose : le Maroc est un pays très apprécié durant l'été pour sa chaleur, ses marchés aux épices, ses plages et j'en passe.
Ensuite, ce pays, bien entendu à majorité musulmane et donc, pas du tout concerné par Noël et ses symboles.

De manière simpliste, j'en conviens, je pense que le Maroc possède sa place dans lesdites "Foires d'été" ou "Foires de vacances", lieu où les agences de voyages et délégations étrangères essayent de vanter les atouts de leur pays de manière à convaincre un grand nombre de personnes à venir y passer leurs vacances d'été.

Pour en revenir au marché de Noël bruxellois, lieu de dégustation du traditionnel vin chaud et autres boudins de Noël, comment peut-on y mettre à l'honneur un pays dont le culte, aussi respectable soit-il, a pour racine la prohibition de l'alcool, le régime Halal et l'absence de porc dans les assiettes ?

Comme vous l'avez constaté, je ne prends pas position, je respecte tous les cultes tant qu'ils restent dans les limites de la démocratie et du respect de l'autre. Je viens simplement de souligner un phénomène plutôt absurde qu'est l'union de deux traditions incompatibles.

Est-ce, enfin, un signe d'intégration culturelle de l'Islam ?
La naissance d'un Islam européen respectueux du vivre ensemble ? Ou bien une tentative dite intégriste visant à, petit à petit, adapter nos "us et coutumes" avant de les réduire à néant ?
Ne m'accablez pas pour ce pessimisme, réfléchissons un peu ensemble et rendons-nous compte que cette dernière interrogation a tout autant lieu d'être que les deux précédentes.

Joyeux Noël !
Prettige Kerstmis !

Jérémy Van Beneden



samedi 20 novembre 2010

Belge ou voyou, il faut choisir !



Le débat sur la nationalité, son éventuel retrait et les critères à remplir pour l'obtenir ont fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines.
La libérale Mme Galant n'a pas hésité à s'inspirer du récent discours de Nicolas Sarkozy pour expliquer sa vision du mérite de la nationalité.

Il faut rappeler en effet, qu'un immigré peut obtenir la nationalité belge s'il répond aux différent critères, récemment rappelés à juste titre Mme Karine Lalieux (PS).
La personne demandeuse doit être capable de s'exprimer dans l'une des trois langues nationales et doit prouver que son intégration se déroule au mieux.
Or, ces maigres critères, déjà fort peu sévères, ne sont que rarement appliqués dans notre système.
Pour développer mon argument, je voudrais ajouter une anecdote personnelle.
Un de mes proches travaille dans la fonction publique dans le milieu judiciaire. Il croise quotidiennement des personnes qui doivent être interrogées pour des faits de vols avec violences, agressions, trafic de stupéfiants. La plupart de ces personnes sont de nationalité belge et naturalisées depuis plusieurs années déjà.
Cependant, des interprètes sont régulièrement appelés pour traduire les auditions, les personnes interpellées ne parlant pas le français, ni même le néerlandais ou l'allemand.
Les interprètes n'étant pas si nombreux que ça et leur déplacement fort couteux, certains prévenus sont relâchés, sans aucune autre forme de procès.
Étant témoin quotidiennement de ces faits, comment peut-on nous faire croire que le simple critère de la langue est réellement appliqué ? Il n'y a aucun contrôle.
De plus, les jeunes délinquants étrangers, marchant parfois sur les traces de leurs grands frères ne sont même plus arrêtés. Combien de fois ai-je assisté à des passages à tabac en plein Carré liégeois sans réaction ferme de la Police.
Les policiers mettent un terme au pugilat et grondent les jeunes, leurs offrent quelques minutes de morale inutile et s'en vont, nargués par les agresseurs quelques mètres plus loin.

Je rappelle à celles et ceux qui le nient trop souvent, la Belgique est un pays d'accueil pour les réfugiés politiques, et nous pouvons nous enorgueillir de les accueillir avec respect. Le système actuel leur octroie même différents revenus et allocations. Pourtant, ces avantages surabondants empêchent l'intégration de ces personnes. En effet, comment un immigré peut-il s'épanouir dans la vie économique de son pays hôte, comment peut-il avoir envie de chercher un emploi, si on lui octroie dès son arrivée sur le territoire des revenus dits d'"intégration" ?
Le système actuel est en partie responsable du problème de la délinquance des jeunes issus de l'immigration. Il est également responsable de l'attitude de ces familles immigrées profitant des avantages tout en continuant à mener la vie faite de traditions qu'ils menaient chez eux.

Comment se comporterait l'immigré s'il n'avait d'accès automatique à ces avantages ?
Il chercherait tout d'abord un travail. Il irait bien sûr là où l'on a besoin de lui, là où les belges sont trop peu nombreux. Pas pour faire le sale boulot mais pour travailler et pour rencontrer et côtoyer des citoyens belges. C'est la meilleure façon de s'intégrer: côtoyer l'hôte pour comprendre ses us et coutumes.
Pourquoi devrions nous nous plier aux leurs? N'oublions pas que nous nous sommes battus pendant des siècles pour obtenir le confort et la liberté dont nous jouissons actuellement.
Que ce soit le socialisme ou le libéralisme, chacun y a mît du sien pour nous garantir un avenir prospère. Il y a actuellement un relâchement non dissimulé au sein de ces deux mouvances et c'est aussi pour ça que nous sommes présents aujourd'hui avec notre mouvement citoyen.

C'est pourquoi je le dis, avec tout le respect que nous avons pour les immigrés présents sur le territoire belge, sur base du projet d'inclusion au vivre ensemble que le Parti Populaire propose, la nationalité se mérite. Chacun doit y donner du sien.
Parler l'une des trois langues nationales selon la région où l'on habite est un critère minimum qui doit s'appliquer obligatoirement. C'est le minimum pour pouvoir entrer en dialogue avec ses nouveaux concitoyens. Il faut aussi accepter de respecter les lois et traditions du pays hôte; on peut rester soi-même sans pour autant imposer ses coutumes à autrui. Aussi, pourquoi ne pas suivre quelques cours d'immersion sur l'histoire de la Belgique, son fonctionnement institutionnel, ses coutumes, justement, et ses richesses.

Aussi, nous offrons aux migrants l'accueil, l'accès au logement et au marché de l'emploi. En échange, on leur demande le respect de nos coutumes, du principe de tolérance, et de nos lois.
Et en plus, le respect c'est gratuit.
S'il s'avère qu'un citoyen ayant récemment acquis la nationalité belge déstabilise l'ordre public en multipliant vols et agressions, la nationalité pourra lui être retirée.
Ensuite, en cas de multi-récidive, le retour aux frontières sera immédiat.
Radical ? Non. Le Parti Populaire refuse de négliger les valeurs de tolérance que tout être humains, quelle que soit sa provenance ou sa religion, doit être capable de respecter s'il désire s'installer sur le territoire belge.

Le Parti Populaire défend également le respect de tous les cultes tant qu'il n'est pas exposé publiquement ni imposé. Nous refuserons tout accommodement raisonnable. Pas de burqa, pas de voile dans le milieu professionnel. Certains vont parler d'intégration forcée et sévère. Mais, comme me le répète un ami musulman qui s'est engagé à respecter nos habitudes : "l'obligation s'atténuera, ils comprendront que leur vie est enfin meilleure, le processus d'intégration pourra être qualifié d'efficace".
Et tous les immigrés et néo-belges qui approuvent notre vision, je vous encourage à les soutenir, les mettre en avant.

Nous ne serons pas les compagnons de routes de l'Islam, du bouddhisme ni de n'importe quel autre culte. Nous ne ferons pas à la différence d'autres partis le jeu du communautisme: nous ne ressemblerons pas au CDH d'aujourd'hui.
Le Parti Populaire sera le compagnon de route des citoyens soucieux du vivre-ensemble, quels qu'ils soient. Et ce, dans le respect de chacun.

Je milite pour le respect de tous.


Jérémy Van Beneden

mardi 9 novembre 2010

Bienvenue !

Bienvenue sur mon blog politique dont le contenu sera essentiellement garni d'avis personnels concernant la situation politique, des analyses de faits d'actualité ainsi que de "cartes blanches" exprimant l'un ou l'autre coup de gueule/coeur.

N'hésitez pas à commenter mes publications pour prolonger le débat.

Par respect pour mon pays et ses citoyens qui méritent une politique honnête et de qualité.

Votre dévoué,

Jérémy Van Beneden